Les tribulations de Tout Petit

Violet Hills

15 novembre 2009 · Un commentaire

Bonjour tout le monde!

Je m’en suis rendu compte il y a maintenant quelques minutes : dans 5 semaines, j’aurai posé le pied sur le sol européen à nouveau. En théorie, mon avion aura atterri à Francfort, et je serai en route pour revenir à la maison. Je suis déjà impatient de revoir tout le monde! J’ai eu un bref aperçu avec la visite de mon oncle François, maman Marie-Rose et Petite Sœur.

Ils ont eu la chance de se promener à New York, en Pennsylvanie pendant quelques jours avant d’arriver à Blacksburg, Virginie, jeudi 29 octobre. Cela fait quand même bizarre de voir sa famille débarquer dans un espace qui n’était jusque là que le “mien” d’une certaine manière. Je sortais d’une semaine si chargée que, même si j’étais impatient, je ne m’y étais pas vraiment préparé je pense. Un peu irréel à vrai dire.

Enfin bon. Le temps de se promener un peu autour du campus, il était temps de retrouver le tailgate d’avant match de football du jeudi soir. Heureusement quelques français étaient dans les parages (Pierre et Anne-Lyse) et maman a même trouvé quelqu’un avec qui discuté! En allemand, pas en anglais! :) Chaque question que quelqu’un lui posait amenait un petit moment de silence jusqu’à ce que j’explique qu’elle ne parle pas anglais. C’était bien rigolo en tout cas!

ou nous deux au tailgate

ou nous deux au tailgate

Après ça, place au football américain! C’était l’un des pires matchs de Virginia Tech que j’ai eu l’occasion de voir. Un spectacle plutôt triste par rapport aux capacités de l’équipe!

ou le "marching band" avant le début du match

ou le "marching band" avant le début du match

En tout cas, nos places pouvaient difficilement être mieux situées. Merci encore à Doug et à Michael de nous les avoir dénichées!
Le spectacle était quand même toujours intéressant à voir, surtout pour des néophytes! Je pense que l’un des souvenirs que l’on gardera, ce sera aussi ces 4 enfants assis devant nous (entre 8 et 10 ans?), des abrutis en puissance à manger des saloperies tout au long du match… Et surtout, des “turkey legs”. Des cuisses de dinde que l’on vous sert directement sur l’os, et à manger à l’ancienne… Avec les doigts, ou à ronger l’os… Dégoûtant au possible mais courant aux US. Faut pas chercher à comprendre!

Le vendredi, nous prendrons la route de Washington, DC. Nous avons fait nos touristes comme il se devait! Maison Blanche, Washington Monument, le Capitol, Lincoln Memorial, Arlington Cemetary, etc. J’ai même eu l’occasion d’apprendre à Petite Sœur comment faire une vraie photo de touriste!

Washington Monument

ou la photo de touriste par excellence (Washington Monument depuis les marches du Lincoln Memorial)

Et déjà le dimanche qui est là. Un dernier brunch au “Pain Quotidien” (dédicace aux Deloitte qui étaient présent au Pain Quotidien à Paris cet été! :) ), un peu de shopping au “mall” de Fair Oaks, et c’est déjà l’heure du départ pour ceux qui doivent retourner à l’école! Elles sont bien arrivées à la maison, en temps et en heure!

Nous irons au restaurant avec François le dimanche soir ; un steakhouse brésilien dont je me souviendrai encore longtemps! Je n’ai tout simplement jamais mangé des viandes aussi succulentes!

Jusqu’au dur retour à la réalité le lundi d’après. Je suis parti à 8h30 de l’hôtel, arrivé à 18h à Virginia Tech… Interminable. Au moins, j’ai pu mettre à profit ce temps pour travailler mes cours. Et oui, j’avais mes cours avec moi pendant ce week-end. Le soir en rentrant à l’hôtel, je travaillais. Pas idéal pour profiter de sa famille, mais je n’avais pas vraiment le choix non plus si je ne voulais pas être complétement dépassé.

4 jours qui sont passés vite, très vite, trop vite. 5 semaines donc avant de pouvoir profiter de Petite Sœur un peu plus. Merci à vous d’êtres venus et d’avoir éclairé ces dernières semaines.

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Crystalised

9 novembre 2009 · 2 commentaires

De retour!

Cela fait maintenant quelques semaines que mon planning était surchargé; ce n’est maintenant plus le cas. Je peux donc recommencer à écrire pendant mon temps libre. Avec le travail requis pour les cours, plus les affaires courantes à régler, il ne me restait… rien! Je savais d’ailleurs que le fait de passer à un agenda de ministre à n’avoir rien à faire aller être un choc. Et cela n’a pas loupé. Après un énième examen qui s’est passé ce jeudi, test pour lequel j’ai travaillé le plus de toute ma vie d’étudiant je pense, toute la pression accumulée est retombée d’un coup d’un seul. Le test s’étant plutôt mal passé, j’étais naturellement affecté moralement, ne sachant plus vraiment quoi faire. J’ai suivi les conseils que j’ai reçu : me mettre à jour au niveau de mes séries, me poser tranquillement avec un chocolat chaud, regarder un bon film, etc.

Et oui, avant j’avais toujours un autre objectif. Un test, un cas à étudier, un papier à rendre, et la boucle recommençait. Jusqu’à jeudi dernier donc. Un petit coup au mou mais ça va maintenant de nouveau ; je me suis trouvé d’autres choses à faire pour occuper mon temps libre : retour dans les salles de sport, la saison de basket universitaire qui commence, jeux vidéos, etc. Et si je suis motivé, je vais aussi chercher du travail. Il serait peut-être temps…

Je ne voulais pas encore écrire quant aux autres événements qui se sont passés récemment (comme mon week-end à Washington avec la famille), mais juste un petit commentaire sur ma santé mentale qui risque d’être en danger indéfiniment.

Vous avez certainement entendu parler de la fusillade qui s’est passée dans une base militaire au Texas la semaine dernière (13 morts et une trentaine de blessées si je me souviens bien). Un officier de 39 ans qui a apparemment perdu la raison et ouvert le feu à tout va. On pourrait dire que ça ressemble à ce qu’il s’est passé à Virginia Tech il y a 2 ans de ça ; et bien on n’est pas loin de la vérité. Le tireur est un ancien étudiant de Virginia Tech…

Je ne vais pas parler de la fille de Virginia Tech qui a également disparu à un concert de Metallica…

Avec tout ce qu’il s’est déjà passé ici, on peut donc en conclure que Virginia Tech, c’est hyper dangereux… Est-ce que je vais devenir cinglé aussi ? :)

Bises les gens.

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The King is not dead (yet)

16 octobre 2009 · Un commentaire

Bonjour les gens!

Petit message avant de partir en week-end! J’ai été un peu surchargé ces derniers temps au niveau de mes cours; rapport, présentation, examens, etc. Et cela ne va pas s’arrêter jusqu’au jeudi 29 octobre dans l’après-midi. Après cette date, j’aurai beaucoup, beaucoup plus de temps libre pour effectuer des recherches d’emplois ou ce genre de choses.

Pour vous donner une idée de ce que je fais en cours (vite fait), mon dernier rapport d’une petite dizaine de page avait pour sujet principal une banque… et les risques que cette banque court face aux possibles changements des taux d’intérêts dans les prochains mois. Avec ça, estimation de l’impact sur le chiffre d’affaire de la banque, etc. Pas intéressant? Moi je trouvais que si… Je suis perdu, je sais. :)

Mais bon, tout ça c’est réglé (je l’ai rendu hier) et maintenant place au week-end! Je vais en Géorgie. Tiens, encore. Et oui, je vais encore à Atlanta. Petit crochet par Athens le vendredi soir pour aller retrouver l’ancienne université de Michael. Virginia Tech joue contre Georgia Tech dans le centre-ville d’Atlanta le samedi en fin d’après-midi, donc nous allons supporter notre équipe. L’occasion de chambrer Chris (ancien pensionnaire de Georgia Tech) quand VT gagnera! (oui je suis optimiste quant à nos chances de victoire!)

Et surtout, pour finir le week-end en apothéose, le concert de Metallica à Charlotte dimanche soir avant de revenir sur Blacksburg. Fan depuis maintenant plus d’une dizaine d’année, c’est la première fois que je vais avoir l’occasion de les voir jouer en vrai. Can’t wait!!

Ah oui. Maintenant je me souviens du pourquoi du titre de cet article! Il y a 10 jours de ça, le roi du blues était en concert sur le campus de Virginia Tech: le grand, le magnifique, l’immortel B.B. King! Comment ça vous connaissez pas…?

ou le roi du blues B.B. King

ou le roi du blues B.B. King

Bref, une légende vivante (84 ans le bonhomme), considéré comme un des plus grand guitariste de tous les temps. Il n’a plus sa dextérité d’antan mais il a encore de beaux restes pour son âge. Il aime parler et raconte des anecdotes tout au long de la soirée. Et des histoires il en a un paquet. Le concert se transforme presque en one-man show entrecoupé de quelques solos de sa guitare “Lucille”.

Je n’étais pas sûr de vouloir aller à ce concert mais finalement je n’ai pas regretté. C’était un moment plus qu’agréable, et en plus, ce n’est pas sûr que B.B. King soit encore capable de jouer dans quelques années de ça. Il n’est plus très agile ce monsieur l’air de rien. Il a du mal à se déplacer sans qu’on l’aide et ne bouge pas des masses sur sa chaise pendant la durée du concert. Mais il a encore de l’énergie à revendre.

Dimanche soir, les 4 énergumènes de Metallica seront plus excités. Pas de doutes…

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Monticello

7 octobre 2009 · 3 commentaires

ou la partie face d'un "nickel"

ou la partie face d'un "nickel"

Je n’étais pas à la Nouvelle-Orléans ce week-end, mais cela ne m’a pas empêché de passé un bon moment!

Samedi 3 octobre, Zsolt et ses parents m’ont proposé d’aller visiter Monticello. N’ayant pas forcément beaucoup de travail pour ce week-end, j’ai accepté l’invitation sans vraiment savoir ce que Monticello était.

En fait, c’est ce que vous voyez au-dessus à gauche. C’est marqué dessus d’ailleurs. Cette pièce est un “nickel”, ou une pièce de 5 cents. Ce n’est situé qu’à 2h30 de route d’ici, à côté de Charlottesville, toujours dans l’état de Virginie. Mais bon, vu que c’est un site touristique assez fréquenté, il faudra partir de bonne heure. 8h du matin… Arf… Je dormirai dans la voiture!

Donc petit historique de Monticello. C’est ici qu’habitait Thomas Jefferson, 3ème président des États-Unis (de 1801 à 1809) et surtout connu pour être l’auteur de la déclaration d’indépendance des USA, adoptée le 4 juillet 1776, jour de la fête nationale depuis. Sa maison a été construite sur une colline (ou monticello en italien) dans l’état de Virginie. La construction prendra 40 ans (du nivellement du terrain jusqu’à l’aménagement de la dernière partie). Thomas Jefferson en a été l’architecte et le décorateur. Il aimait bien ça apparemment… Au final, ça a donné ça:

ou la maison de Thomas Jefferson vu de l'arrière

ou la maison de Thomas Jefferson vu de l'arrière

On peut dire que ça ressemble vaguement à l’image frappée sur les pièces. Vu que c’est sur une colline, la vue est plutôt sympathique également:

ou le potager avec vue sur le reste de la vallée

ou le potager avec vue sur le reste de la vallée

Je n’ai pas de photos de l’intérieur à vous montrer vu que c’était interdit d’en prendre… Juste pour dire que M. Jefferson était très influencé par la culture Française. Il a été “minister to France” des États-Unis de 1785 à 1789. Dans la maison, j’étais donc ravi de voir des tableaux représentant le Louvre, le palais des Tuileries, le marquis de Lafayette, Louis XVI, etc.

Il était pas non plus complètement au-dessus de tout reproche ce monsieur. Il avait quand même plus de 130 esclaves dans sa plantation, et est mort couvert de dettes. Il ne se sentait pas la force d’abolir l’esclavage dans la déclaration d’indépendance. Il avait peur qu’elle soit rejetée par des membres du congrès ayant trop d’intérêts dans ce domaine. On va pas lui en vouloir on va dire.

Vu que c’est pas énorme comme maison, on aura le temps de faire un arrêt à Charlottesville, lieu de vie des ennemis jurés de Virginia Tech, l’université de Virginie… Je vais pas être mauvais joueur. La ville est plutôt jolie quand même. Le centre-ville historique est un peu “européen” je dirais:

ou le centre-ville de Charlotesville

ou le centre-ville de Charlotesville

Un espace piéton! C’est assez rare pour être signalé! Des boutiques et des restaurants de chaque côté de la rue. Plutôt convivial. C’est un peu tout ce qu’il y a à voir… Ah non, j’allais oublié! Au bout de la rue, un tableau noir géant avec des craies à disposition. Laissez une marque si vous avez envie… J’avais envie. Saurez-vous retrouver ma trace?

ou comment s'amuser en fin de journée

ou comment s'amuser en fin de journée

Attention, j’ai écrit 2 fois sur cette partie du mur…!

ou Zsolt laissant également une trace indélébile (jusqu'à la prochaine pluie)

ou Zsolt laissant également une trace indélébile (jusqu'à la prochaine pluie)

Retour à Blacksburg le samedi soir vers 20h30. L’air de rien, une journée dépaysante et une nouvelle ville de visitée!

Monticello: check. Charlottesville: check.

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Cajun

4 octobre 2009 · 4 commentaires

Deuxième partie de mon voyage à la Nouvelle-Orléans. Et pas des moindres. La cuisine cajun.

Avec Bassil, nous sommes donc arrivés le jeudi courant de l’après-midi. N’ayant rien manger dans l’avion (merci les vols intérieurs aux États-Unis où tu peux mourir de faim), le temps de poser nos valises dans l’hôtel, et de trouver le premier fast-food.

Popeye’s. On fait déjà dans le local en quelque sorte; c’est un fast-food certes, mais basé à la Nouvelle-Orléans, à base de poulet (type KFC), mais avec comme slogan “Louisiana Kitchen”. C’est pas vraiment de la cuisine traditionnelle pour autant.

Le jeudi soir, on fera ça dans les règles par contre. Direction le Gumbo Shop, en plein quartier français. En entrée, une soupe gumbo, sorte de mélange de poulet avec d’autres légumes, assez relevé, et vraiment pas mal. Vu que je n’aurai pas forcément le temps de tout goûter, je prends un plateau avec Jambalaya (mix créole), haricots rouges et Shrimp Creole (chair de crevette mixée dans une sauce tomate épicée), le tout servi avec du riz. En dessert, j’ai la mauvaise idée de prendre le Hot Bread pudding avec sauce au whisky. Beaucoup, beaucoup trop lourd après le repas gargantuesque qui précédait. Je n’ai pas réussi à terminer… Vraiment très bon l’air de rien quand même!

Le vendredi, on s’arrêtera au ACME Oyster Shop (Oyster veut dire huître en fait). Et vu que c’est la spécialité maison, on aura une demi-douzaine d’huîtres grillées accompagnée d’une espèce de sauce béchamel assez grasse, mais que c’était bon! Je ne suis pas un fan d’huître à la base, mais là, quand elles sont cuites et avec de la sauce un peu partout, c’est vraiment succulent. J’aurai ensuite un “crawfish étouffée”. Crawfish c’est des écrevisses en fait. La chair est préparée dans une sauce aux oignons, poivrons, céleri, ail, poivre de cayenne, etc. On dirait pas comme ça, mais c’est délicieux, je conseille vivement ce petit restaurant. Pas donné certes, mais ça en valait la peine! Vu qu’on a pris ce repas vers 17h, ça sera notre déjeuner et notre dîner en même temps.

Le samedi, on ira faire nos touristes au Café du Monde, rendez-vous incontournables pour tous les amateurs de… beignets!!!

ou un petit déjeuner beignets-café

ou un petit déjeuner beignets-café

Beaucoup trop de sucre, mais qu’est-ce que c’est bon. C’est pas tous les jours que je peux avoir des beignets, comparables à ce que l’on peut trouver en France. Et non, ce n’est pas des donuts!! :)

Un burger à Yo Mama’s dans l’après-midi. Je pensais que ça allait être un petit burger, quelques frites, histoire de me laisser de la place pour le repas du soir. Mais non, pas du tout, j’ai toujours tendance à sous-estimer les portions américaines. Une fois de plus, je n’ai pas réussi à finir le plat. Il faut croire que je n’ai plus l’estomac d’il y a quelques années, engloutissant tout ce qu’il se trouve sur son passage.

Le soir, après avoir demandé conseil à un local, nous prenons la direction de Deanie’s. Un endroit assez fréquenté apparemment. Ils ne prennent pas les réservations, et une attente de 30 minutes pour avoir une place. Le temps de boire un verre de Chardonnay au bar. Au menu, un “Crab quartet” attire mon attention. 4 plats en un, tous à base de crabe: chair de crabe “au gratin” (tel qu’écrit sur le menu), carapace de crabe farci, crabe frit et pinces de crabes frites. Le tout servi avec frites, histoire d’alourdir le tout. A nouveau, le plat a été vainqueur; mon estomac, après avoir bataillé dur, a dû rendre les armes.

Le temps de prendre un repas vite fait le dimanche midi, un sandwich pris sur le pouce, le temps de visiter encore un peu, reprendre un taxi en direction de l’aéroport, et nous revoilà de retour à Blacksburg. J’ai dû prendre 18 kilos (sans exagérer) pendant ces 4 jours à la Nouvelle-Orléans, mais la cuisine Cajun de cette qualité n’existe sans doute nulle part ailleurs. J’en ai donc profité au maximum.

Mon porte-monnaie le regrette amèrement aujourd’hui. Qu’importe. Il aura le temps de se refaire une santé plus tard.

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